♥
Tu t'rappelles, mon ange, ce jour, de je ne sais plus quel mois, et j'm'en fous en fait, où tu m'avais dit que l'amour, même si ça me faisait pleurer, et toi aussi, c'était merveilleux. Que ça faisait des pièces de nous, mais que si on était tout les deux, on aurait un nouveau c½ur, tu sais, comme dans les films. Tu t'rappelles, quand tu m'as dis ça, en m'regardant droit dans les yeux, me laissant me noyer dans les tiens? Dans tes putain d'yeux qui me crèvent le c½ur à chaque fois, et qui continueront pendant encore longtemps. Tu t'rappelles? Tu m'as embrassé, et puis t'as recommencé, et encore, et encore. J'ai voulu nous séparer et toi tu m'as poussé contre le mur, et t'as continué, même si tu savais qu'ça m'tuait. Et puis tu savais aussi que je pourrais pas résister, parce que j'étais cruellement amoureuse. Tu m'faisais peur, parce que toi-même tu n'étais pas sûr de ce que tu disais. Je t'aime. Tu m'aimais, et puis ça n'a rien empêché. Donc, tu ne m'aimais pas. Tu t'rappelles de ce jour là? C'était le paroxysme du bonheur insouciant, non? Et là, mon ange, maintenant que j'accepte enfin que tu m'aimes, maintenant que je n'ai plus peur de toi, tu t'entends? Tu t'entends me cracher tes immondices au visage? Tu t'entends me dire que c'était une erreur, et que tout est fini? Tu n'as pas voulu m'le dire, tu avais peur pour moi. T'avais peur, mais avec la peur on n'avance pas, on reste prisonnier d'un cercle vicieux, J'ai peur de toi, parce que tu as peur de moi, et tu as peur de moi parce que j'ai peur de toi. C'est con. La peur... Cette peur. Tu m'vois pleurer, là, devant toi? Tu m'entends te dire que j'mourrais sans toi? Nan, tu n'entends rien. Tu ne vois pas non plus. Reste là, attends moi. Ne pars pas, laisse moi juste encore effleurer tes lèvres, m'y pendre et y mourir confortablement, parce qu'elles m'auront privé d'air. J'aurais jamais du t'aimer, hein? De quoi? Je dois quoi? T'oublier? Mais mon ange, tu te rends compte de ce que tu me demandes? Je préfèrerais te décrocher toutes les étoiles du ciel, m'enterrer vivante, avaler du poison telle une Juliette désespérée, que de t'oublier. Tout simplement parce que j'en suis incapable. Non, attends, j'ai pas fini. Laisse moi encore au-delà de ma vie pour te dire combien je t'aime, même si je sais bien que ça ne suffira sûrement pas. Embrasse-moi... Pourquoi tu t'en vas?! EMBRASSE-MOI CONNARD, maintenant que j'ai connu la chaleur de ton corps je ne pourrais jamais plus m'en passer. Ne me laisse pas... Regarde-moi dans les yeux, c'est la dernière fois que tu me vois.
L'amour te semble-t-il difficile?