.Si j'étais Dieu, je serais peut-être le seul à ne pas croire en moi.

.Si j'étais Dieu, je serais peut-être le seul à ne pas croire en moi.
Je rentre dans un bar. Début de Moonlight Serenade de Ludwig Van Beethoven. Cet air m'apaise énormément, j'aime. Le voilà qu'il arrive, il s'assoit à ma table, près de moi. Regardez-le! avec sa gueule d'ange innocent, ses pommettes roses, ses traits fins, ses cheveux blonds et lisse. Limite à l'androgénie. Sa beauté est... absurde; jamais rien de tel n'a existé, je rêve depuis quatre mois maintenant. Je n'arrive pas à me dire que cet ange soit mien. Nous discutâmes de notre journée l'un sans l'autre. Je lui explique que ma journée a été longue agonie car sa présence me fait vivre. Il s'esclaffa et une moue candide se lit sur ses lèvres. Je fut envoûtée, fasciné par tant de splendeur; bien qu'elle soit dans son cas physique et mental. Tout à coup alors que je sirotais mon thé glacé, il prit mon visage de ses deux mains. Ses mains étaient d'une chaleur réconfortante. Il m'embrasse avec fougue, je ne lui rendit pas son baiser avec la même passion mais bon, je me rattraperais. Sa joue laiteuse se colla à la mienne. Il glissa alors sa bouche au niveau de mon oreille et me chuchota avec finesse et avec un certain charisme qui n'émaner que de sa gestuelle :

“Je t'aime certes, mais j'en aime une autre.”

Ces mots raisonnèrent en moi. Jamais aucuns mots ne m'avait fait cet effet. Ce fut agressif comme réaction. Un coup fort dans ma poitrine, à m'en faire suffoquée. Mon c½ur se déchira si violemment que j'étouffais un cris. Je n'arrivais même plus à bouger, fixant le vide. Mes yeux étaient semblable à ceux d'un dément. Mes pupilles n'étaient plus que néant et douleur. Il venait de trouver le moyen de tuer une personne avec une simple phrase. Il venait de me tuer. Je ne pouvais même pas lui demander qui était cette fille tellement ma gorge était noué par la peur et l'affliction. À mes yeux désormais, il était un diable, un bougre, un traitre, un être méchant. Il venait de faire son bonheur en me faisant mal, ça se lisait dans ses yeux. Ses yeux d'un bleu maya si fort était pour moi l'antre du danger. Cet être que je chérissais tant m'a trahis. Pourquoi? Il se leva, m'embrassa avec sa moue narquoise et s'en alla comme si de rien n'était. Fin du morceau de Beethoven. Fin de ma vie, fin de mon âme, fin de mon être. Le traitre. Je suis prise au piège de ma ranc½ur, jamais plus je ne pourrais lui rendre son baiser passionnée. Jamais plus je ne pourrais toucher ses traits. Je suis enfermée.

©Texte par moi ||| Photo: silent-duty. ||| Citation: Serge Gainsbourg

# Posté le samedi 02 août 2008 07:15

Modifié le mardi 04 août 2009 14:30

.L'oubli détient le pouvoir et le sens du secret.

.L'oubli détient le pouvoir et le sens du secret.
(__Amoureuse d'un souvenir,______
Pleurant un songe, je me noie dans la terreur de connaître à nouveau le douloureux bonheur que j'ai vécu. Ressentir la joie et la compassion... Doux souvenir à l'arrière-goût amer et âcre. Longtemps restée sans respirer dans ce long coma superficiel et mensonger de l'amour, je me rends compte comme la vie est dur. Seule et perdu je me raccroche aux principes de ma propre foi; le rêve et l'amitié. M'imaginer pouvoir lui faire endurer ma souffrance, le voir adosser le coup de la douleur, ce n'est qu'une délicieuse jouissance pour moi mais, je me retourne parfois et ose m'imaginer à nouveau avec lui. Lui qui m'a détruite, qui m'a fait tomber si bas que mon ascension a été aussi pénible que lente. Rêver peut être un pêché, un danger. Mais savoir que des personnes puisse me consacrer un temps illimités simplement pour me reconstruire, me dévier de mes vices. Jamais, ô grand jamais je ne serais assez reconnaissante pour ça. Cet amour obstrue un vide rongé par la rancune et le mal-être que jamais je n'aurais cru faire disparaître. Certes, cette blessure me marque encore mais ces personnes, mes amis, sont là pour me faire oublier le mal ou du moins, le cacher assez longtemps pour qu'elle cicatrise. J'arriverai surement à oublier cet homme, celui qui damna mon âme, celui qui me faisait sentir à quel point la force des mots sur la raison était unique. J'en oublierai qu'il m'a saignée le c½ur tant ces souvenirs sont réconfortant. Mais, ils laissent toujours ce goût immonde de nostalgie. Désormais je comprend pourquoi l'on m'a mise si loin de lui. C'est pourquoi je le remplace peu à peu.
_______... je retrouve peu à peu la parole.__)

©Texte par moi ||| Photo: Lara Jade.

# Posté le vendredi 08 août 2008 14:42

Modifié le mardi 04 août 2009 14:30

.Dans la nuit noire de l'âme, il est toujours trois heures du matin.

.Dans la nuit noire de l'âme, il est toujours trois heures du matin.
Tu t'rappelles, mon ange, ce jour, de je ne sais plus quel mois, et j'm'en fous en fait, où tu m'avais dit que l'amour, même si ça me faisait pleurer, et toi aussi, c'était merveilleux. Que ça faisait des pièces de nous, mais que si on était tout les deux, on aurait un nouveau c½ur, tu sais, comme dans les films. Tu t'rappelles, quand tu m'as dis ça, en m'regardant droit dans les yeux, me laissant me noyer dans les tiens? Dans tes putain d'yeux qui me crèvent le c½ur à chaque fois, et qui continueront pendant encore longtemps. Tu t'rappelles? Tu m'as embrassé, et puis t'as recommencé, et encore, et encore. J'ai voulu nous séparer et toi tu m'as poussé contre le mur, et t'as continué, même si tu savais qu'ça m'tuait. Et puis tu savais aussi que je pourrais pas résister, parce que j'étais cruellement amoureuse. Tu m'faisais peur, parce que toi-même tu n'étais pas sûr de ce que tu disais. Je t'aime. Tu m'aimais, et puis ça n'a rien empêché. Donc, tu ne m'aimais pas. Tu t'rappelles de ce jour là? C'était le paroxysme du bonheur insouciant, non? Et là, mon ange, maintenant que j'accepte enfin que tu m'aimes, maintenant que je n'ai plus peur de toi, tu t'entends? Tu t'entends me cracher tes immondices au visage? Tu t'entends me dire que c'était une erreur, et que tout est fini? Tu n'as pas voulu m'le dire, tu avais peur pour moi. T'avais peur, mais avec la peur on n'avance pas, on reste prisonnier d'un cercle vicieux, J'ai peur de toi, parce que tu as peur de moi, et tu as peur de moi parce que j'ai peur de toi. C'est con. La peur... Cette peur. Tu m'vois pleurer, là, devant toi? Tu m'entends te dire que j'mourrais sans toi? Nan, tu n'entends rien. Tu ne vois pas non plus. Reste là, attends moi. Ne pars pas, laisse moi juste encore effleurer tes lèvres, m'y pendre et y mourir confortablement, parce qu'elles m'auront privé d'air. J'aurais jamais du t'aimer, hein? De quoi? Je dois quoi? T'oublier? Mais mon ange, tu te rends compte de ce que tu me demandes? Je préfèrerais te décrocher toutes les étoiles du ciel, m'enterrer vivante, avaler du poison telle une Juliette désespérée, que de t'oublier. Tout simplement parce que j'en suis incapable. Non, attends, j'ai pas fini. Laisse moi encore au-delà de ma vie pour te dire combien je t'aime, même si je sais bien que ça ne suffira sûrement pas. Embrasse-moi... Pourquoi tu t'en vas?! EMBRASSE-MOI CONNARD, maintenant que j'ai connu la chaleur de ton corps je ne pourrais jamais plus m'en passer. Ne me laisse pas... Regarde-moi dans les yeux, c'est la dernière fois que tu me vois.

L'amour te semble-t-il difficile?

©Texte: EVENE ||| photo: Sox.

# Posté le lundi 25 février 2008 15:25

Modifié le vendredi 04 septembre 2009 20:14

.Hâtons-nous de succomber à la tentation, avant qu'elle ne s'éloigne.

.Hâtons-nous de succomber à la tentation, avant qu'elle ne s'éloigne.
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« Les mains ensanglantées, les doigts écorchés, les ongles cassés, j'ai luttée. J'ai creussée pour essayer d'oublier. Mes mains sont le reflet de ma lutte contre ces vaines paroles si destructrice. Il est parti. Non pas comme une rupture banale mais comme l'on disparaît d'un état, d'une société... d'une vie, la mienne. J'ai cru qu'il m'avait menti, croyant à une mauvaise blague, mais une blague dures-t elle 7 mois? Et oui, 7 mois à contenir ma haine et mes pleurs, ce côté de moi qui le détester depuis le début rien qu'à sa façon de prononcer ces paroles anarchiste qui ont détruit mon âme. Dès que j'essaye d'oublier ce souvenir, mon c½ur bat si vite que je me sens défaillir. Je me suis mentis pendant tout ce temps, me contenant de tout expliquer à qui que ce soit. Même une adolescente immature dans un bar aurait convenu, rien que ça. Tant que je me serais "senti"... écouter. L'affliction était trop forte. J'aurai pu tourner la page depuis longtemps mais ma fierté m'en a empêcher... Seulement? Je ne suis pas à blâmer — je me blâme déjà bien assez seule — mais, je sais que chacun me trouvera soit naïve, ignorante, conne ou simplement et stupidement humaine. Okay, okay. 7 mois de faux espoirs, ça rend idiot aux yeux des gens et mon ego ne s'en remet. Bref, il faut tourner la page me direz-vous mais ça reste plus facile à dire qu'a faire. Ma vie affective n'est qu'un flot de désarroi, de naïveté et de détresse inutile. Je resterai là, sans rien. Démuni d'amour propre et d'envie de vivre à nouveau la vie. Je l'ai aimé mais pas lui, en tout cas pas assez, pas comme il aurait du; son rôle envers moi demander plus d'investissement que prévu. Je ne suis plus qu'un fantôme en détresse. Un souvenir qui a besoin de lui. »

Propos d'une fille angoissée.
©Texte par moi ||| Photo: HYDE

# Posté le jeudi 16 octobre 2008 12:08

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 14:17

_J'ai trop le désir qu'on respecte ma liberté pour ne pas respecter celle des autres.

Doux maléfice du destin.
Cette envie de savoir qui nous fais ça. Qui nous inflige cette peur envahissante et dévorante qui nous ronge. Nos yeux exorbités et nos pupilles dilatées. La peur au ventre et la gorge nouée, je sens mes mains se crisper sur les articulations de mes genoux. Le vide se lit dans nos yeux - ses yeux. Nos mains froides et enlacés... Je lâche peu à peu la sienne; je ne peux plus supporter ce mensonge. Je pars, sans me retourner. Je m'aide à chaque chose; agrippant la moindre des remparts du couloir de mon âme. Fixant chaque détail de cette longue et interminable pièce dont j'ignore tout. Je m'accroche à la vie comme vous à l'espoir. Je composerai même une musique prosaïque et angoissante dans ma tête tant l'ambiance est tendu. J'ai peur. Qu'est-ce qui m'attend derrière chacune de ces portes? Que verrais-je qui me fasse trembler ainsi? Un cadavre, un souvenir, un fantôme... Rien? La peur est aléatoire, imprévisible. Mais pourtant si palpable à chaque instant, une fatalité. Une pure fatalité.

J'aurais du ne pas le quitter mais, ma raison en a fait autrement. Je donnerais tout pour pouvoir l'enlacer une dernière fois, rien qu'une fois pour me redonner le courage qui me manque.
Ce courage qui m'aidera à combler ce manque et dépasser cette peur envahissante.
L'oublier et me battre seul est désormais - malgré moi - ma seule option.
J'aimerai réussir à pardonner - à me pardonner - en vain.

©Texte par moi

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 08:57

Modifié le vendredi 04 septembre 2009 20:14

I will kiss her mouth and her dark eyes
Lose myself freely in her dark eyes
Fall right through her soul, her mind, her skies

Our limbs entwined
Then comes our minds
It's hope we find

___Assise, j'écoute une chanson de My Dying Bride... L'Amour Détruit. Ça sonne si famillier à mon oreille comme déconnecté du style. Pourtant, je ne comprend plus les paroles ou les mélodies, les phrases et le sens des mots du barman qui me demande ce que je veux. Instinctivement je commande de la vodka-cerise et un Bloody Mary. J'ai l'humeur des cocktails. Cette humeur écrasante qui fait qu'on pourrait boire tout sauf de l'eau ou toute matière non-alcoolisés pour enfin oublier. Oublier ce passé, ces instants de bonheur à ces côtés. Le présent, le fait que je devienne alcoolique sans l'avoir jamais voulu. Le futur, savoir que je sortirai détruite et saoule de ce bar sale et populaire.

___La vodka-cerise est arrivée, je bois cul-sec. La vitesse et la rage sont mes alliés de l'instant. Fidèles comme pas deux, ils seront m'encourager dans cette lutte effréné contre l'oubli. J'enchaîne le Bloody Mary âcre et salé. Un coup de fouet puissant dans l'½sophage. Mélange acide et explosif. Je veux fumer. Je cherche dans mon sac et je tombe sur son paquet. Elle fumée des Lucky Strike, toujours, tout le temps. Je sens ma gorge se nouée et mes mains se crispent sur le paquet à moitié vide. J'agrippe une cigarette et la met à la bouche. Je sens les larmes à mes yeux. Moi qui avait tout fait pour lutter contre ces traîtresses. Je lutte de toutes mes forces, comme une forcenée, je ne veux pas pleurée! Pas ici... pas pour elle. Son visage m'apparaît net dans mon esprit. J'ai froid tout à coup, la colère m'envahit et j'étouffe un cri. Toujours la cigarette dans la bouche, je mâchouille le filtre par réflexe pour éviter de ne me défouler sur le bar. Je laisse un billet de 20¤ et embarque une bouteille de whisky pleine.

___Je cours vite, pour oublier. J'ai parcouru au moins deux arrondissement entier. Paris est si grande. Après une course contre les pleurs, je m'arrête essoufflée et prise de fatigue. Je m'écroule sur un banc vide près d'un quai. Je laisse tomber mon sac et met mon blouson en boule pour en faire un coussin. J'allonge ma tête dessus et ferme les yeux. Je pense... Je ne suis pas assez saoule. Je me redresse et bois au goulot de ma bouteille. Je finis en à peine quelques gorgées amer et me relève du banc qui me soutenais. Je titube et m'écroule au sol, fracassant la bouteille par terre et m'étalant des débris de verres dans les paumes sales. S'en ait trop, les larmes coulent. Je cris, j'ai mal, j'angoisse. Elle est partis. Elle m'a laissée. Je la haïs. Elle me tue. Qu'elle crève. Je souffre, j'agonise. Je l'aimais... ça fais si mal dans l'âme.

©Texte: moi ||| Photo: Louis Garrel

# Posté le samedi 22 novembre 2008 19:08

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 05:33